Approche sur la démocratie en Afrique (Par Mahamane Oumarou Rachid)

9052012

Approche sur la démocratie en Afrique (Par Mahamane Oumarou Rachid) real-rachid

Pour donner notre approche de la démocratie en Afrique il nous semble bien judicieux d’opérer de prime abord par la mise en exergue de ses grandes étapes et des circonstances historiques de son avènement dans le contexte politique actuel

L’Afrique a dans son évolution été le théâtre de bouleversements de tout ordre.

Au nombre de ceux-ci  figurent entre autres mutations d’ordre social, économique, politique…

Bon nombre de ceux-ci sont la résultante d’une nébuleuse de circonstances historiques particulières qu’a connues le continent africain.

Il y a ainsi, outre la traite esclavagiste qui a eu des effets pervers irréversibles sur l’évolution politique, la colonisation qui a provoqué l’avènement de modèles politiques nouveaux.

A leur accession à l’indépendance, les Etats africains ont fait montre d’un mimétisme institutionnel et politique notoire à l’égard de leurs métropoles.

Ce mimétisme de modèles politiques occidentaux dénote ainsi le caractère novatoire de ces systèmes qui désormais ont innervé la nouvelle conception politique et les modes de gouvernement africains, notamment avec l’avènement de la démocratie. Celle ci s’entend en effet du mode de gouvernement d’un État permettant l’exercice de la souveraineté par le peuple.

C’est dans cette lancée qu’Abraham Lincoln a entendu la définir comme étant « le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple ».

La démocratie nonobstant tout cela, n’a pu en Afrique trouver à s’ancrer véritablement dans les mœurs politiques dans avec ses plus fondamentaux préceptes qu’à travers la récente vague de démocratisation ayant marqué la décennie des années 1990, corollaire direct d’évènements politiques tels que l’on pourrait citer en exemple dans plusieurs Etats, les conférences nationale, les vagues de protestation de couches sociales d’obédiences diverses et les luttes anti apartheid. En ces temps à également émergé le pluralisme politique en Afrique.

Il ressort en effet que ce qui a avant tout caractérisé pendant longtemps la plupart des Etats africains, c’est la dictature où les dirigeants politiques sans officiellement se départir véritablement des modes de gouvernement occidentaux tels qu’empruntés des métropoles, ont su les réadapter, les façonner, les instrumentaliser à leur profit, ce qui fut de nature non pas en réalité à impulser l’institution d’Etats de droit mais plutôt ¨d’Etats policiers¨.
C’est à ce propos que, par rapport à la démocratie en Afrique, nous relevons deux problématiques majeures,  celle relative à la viabilité en Afrique d’un tel modèle politique avec une effectivité d’application de celui-ci en l’Etat afin d’en assurer la pérennité d’une part, et d’autre part celle de savoir si ce système Tel qu’emprunté de réalités politiques occidentales serait enclin à impulser valablement le développement des Etats Africains de manière à répondre intrinsèquement aux aspirations les plus profondes de ces peuples.

Dans l’optique de répondre de manière laconique au premier problème de notre réflexion, il nous semble convenir  en perspective d’orienter la réflexion au fond sur la base d’observations résultant  d’analyses par ailleurs à fond empirique.

Tel qu’il a été cité plus haut, la démocratie à son avènement n’a pas immédiatement trouvé dans les Etats un écho favorable en raison de l’irrespect de certaines de ses valeurs les plus fondamentalement caractéristiques, et s’avère être un concept aux valeurs réadaptées, cela en raison du caractère dictatorial de bon nombre de gouvernements africains qui a eu pour corollaire direct la forte  résurgence d’Etats non démocratiques, voire policiers.

Ainsi dans bon nombre d’Etats, aux peuples n’étaient pas reconnus par les dirigeants parfois dictateurs certains droits, des plus fondamentaux tels que ceux relatifs à la liberté d’expression, d’association…, cela étant facilité par l’effet conjugué de l’analphabétisme de la masse qui participait à démanteler toute potentielle révolte sociale, caractérisant ainsi antan l’état de déliquescence de nombreux Etats qui se sont de facto érigés en violateurs constants de droits de l’homme.

Toutefois, malgré ces éléments contingents ayant marqué à ses prémisses la vie politique africaine d’une manière très prononcée, l’évolution sociale progressive en raison de la croissance du taux d’alphabétisation a entrainé l’émergence d’une masse d’intellectuels critiques dont le poids  dans la vie politique s’est fait de plus en plus notable avec par ailleurs leur participation au renforcement de la  société civile à l’endroit desquelles, dans les différentes contrées africaines ils semblent avoir plus d’engouement. Ceci a en grande partie bien entendu été de nature à favoriser à l’heure actuelle une plus forte propension vers la mise en place en Afrique d’Etats de droit ayant ainsi pour autre corollaire et une bonne assise dans ces Etas, de la démocratie, des droits fondamentaux des citoyens qui sont dorénavant de plus en plus observés.

C’est en raison de ceci qu’il convient de relever un net progrès démocratique en Afrique car dans ceux où jadis les militaires avaient littéralement pris en otage la vie et la destinée politique des peuples, il s’avère que quant aux modes d’accession au pouvoir politique et à ses modalités d’exercice, de plus en plus  la voix des citoyens est de mise surtout à travers le caractère désormais   plurale et multidimensionnel de la scène politique. A travers ces suffrages qui dans le principe procèdent en réalité d’une bonne expression de la volonté populaire, les citoyens semblent ainsi plus impliqués dans la conduite de la vie politique de leur nation et à l’exercice de la souveraineté Etatique.

Cependant, de par un examen au fond de tout cela, l’on en déduirait que vu l’Etat des lieux dans certains qu’on fait simplement face à de la figuration, à de la pure parodie, dénotant ainsi de la velléité de certains dirigeants africains à répondre efficacement  aux aspirations véritables de leurs concitoyens dans l’optique tendancieuse de répondre en la matière aux exigences de certains bailleurs de fonds prônant dans les Etats une plus grande assise démocratique. Ce que nous entendons dire de par cela, c’est que bien qu’en pratique il demeure un semblant de cadre démocratique dans certains Etats africains, dans nombre de ceux-ci , la participation citoyenne  à la vie politique de la nation est grugée par bien souvent de petites élites économiques aux désidératas mesquins qui son t en effet composées d’individus étant à priori dans le sérail du pouvoir.

De facto, ce constat est corroboré par la très répandue corruption, et surtout par l’arbitraire à l’encontre d’opposants dont la liberté d’expression ou d’association sont constamment violées.

Il faut nonobstant noter que ce constat n’est pas pour le moins généralisé car eu égard au fait qu’il demeure certains Etats où malgré certaines tares, l’on s’efforce de remarquer une quasi transparence électorale par exemple au Ghana, au Sénégal ou bien même au Malawi où bien qu’étant de l’opposition la vice présidente a pu valablement remplacé le président dont le poste était vacant.

Il reste de principe d’observer que les peuples africains expriment de plus en plus leurs désirs et leurs fortes propensions en faveur d’une effective démocratisation de leurs Etats, et l’illustration la plus patente est celle des révolutions arabes avec par exemple le cas de la Libye et de l’Egypte où il à été observé des soulèvements populaires et des révoltes sociales au sein des franges citoyennes qui ont manifesté leur volonté et même par la voie des armes(Libye) de se libérer du joug de dirigeants despotes. Et cela pourrait avoir pour fondements outre les actions malicieuses et insidieuses de certains dirigeants occidentaux, la notable  liberté ou la croissance économique qui sont observées par ces peuples dans certains Etats de démocratie.

C’est justement à ce propos que l’on s’accorderait à estimer que la démocratie en Afrique est indubitablement de nature à impulser au sein des Etats le développement social, économique…

Relativement au second point de notre réflexion que souligné,  et par rapport au besoin constant des peuples africains de démocratie dont on a pu entendre qu’il trouverait intrinsèquement son mobile dans la volonté exprimée de ceux-ci de  se départir de dirigeants à la vision politique dictatoriale aux fins  de vivre et d’évoluer dorénavant  dans des Etats de droit, On pourrait faire quelques observations  sur certaines implications d’un tel modèle ou système politique.

Ainsi, à notre sens, un véritable Etat de droit résultant ou accompagné d’une bonne culture démocratique est gage d’un bon développement économique et social pour les citoyens des Etats via la libéralisation et la transparence qu’il serait loisible d’opérer dans les diverses branches d’activités. Aussi, avec la lutte contre la corruption et les rappels à l’ordre des gouvernants clamée par la société civile, il est envisageable que les peuples africains puissent sans complexe trouver la voie de la liberté et du développement par eux voulue surtout grâce aux effets d’une bonne gouvernance.

C’est dans cette même lancée que bien de chercheurs ont démontré dans leurs études les incidences profitables d’un système démocratique pour les Etats Africains, car plus active et impliquée est la participation citoyenne dans la gestion de l’Etat ou du pouvoir politique par les gouvernants.

Il reste cependant à notre avis comme entrave majeure à l’ancrage de la démocratie dans les mœurs politiques en Afrique, l’analphabétisme. En effet cela est de nature à contrevenir à une efficiente expression de la volonté populaire dans la mesure ou bien de citoyens ne seraient pas en Etat de mesurer convenablement les enjeux politiques, ce qui aussi malheureusement permet à certains candidats juste nantis et sans véritable ou efficace projet de société, n’ayant ainsi que bien souvent des lettres d’intentions d’obtenir des voix d’électeurs et cela même sans intentions de s’acquitter de leurs engagements politiques à l’égard des votants. Ce problème est nous l’avons remarqué de plus en plus entrain d’entrainer un désintéressement des citoyens dans la conduite de leur destinée politique, car ceux-ci n’ont en réalité plus foi en la « politique».

Comme autres et principaux problèmes auxquels est confronté la démocratie en Afrique, ce sont les pronunciamientos qui ont marqué ou qui continuent de marquer la scène politique de beaucoup d’ Etats dont on peut citer en guise d’illustration où nous estimons loisible de citer au premier plan certains Pays d’Afrique occidentale comme la Guinée, le Niger, la Mauritanie, le Mali ou même la côte d’ivoire.

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En effet, il en patent d’observer que ces putschs militaires très fréquents dans les pays africains

Sont en réalité de nature à ébranler les acquis démocratiques et en conséquence de battre à reculons le développement de ces Etats dans une moindre mesure et même de l’Afrique dans une plus large mesure.

Ce que nous décrions avec insistance à ce niveau, c’est la persistance de ces coups d’Etats qui pourrait gruger l’avenir politique de nos Etats et même de notre continent.

Toutes ces observations participent en effet au constat que la démocratie tant qu’elle n’est pas effective et respectée dans les Etats Africains, la question de notre développement ne pourrait être réellement résolue surtout quant on sait que dans la plupart de nos pays c’est l’insécurité alimentaire qui règne ou qui surgit dans certaines contrées.

Ce dont l’Afrique actuellement le plus besoin c’est de stabilité politique qui donnerait du lest à la recherche de solutions par rapport aux grands maux dont souffre l’Afrique, et cela ne serait réalisable pour les africains tant que la vie politique ne serait dominé uniquement que par les suffrages universels des citoyens qui devraient être considérés comme la voie la plus royale d’accession au pouvoir. A notre avis la seule façon de réprimer et d’amenuiser les coups d’Etats serait d’instituer dans les législations d’instituer des dispositions prohibant les lois d’amnisties dans les hypothèses de putschs injustifiés (c’est l’exemple au Mali), parce que il y a bien entendu certains qui seraient excusables s’ils visent à mettre fin à des régimes antidémocratiques, tel est le cas du Niger par exemple avec l’ex dirigeant Mamadou Tandja qui avait en 2009 tripatouillé la constitution. De tels coups d’Etats ont ainsi été jugés de « bons coups d’Etats » par un éminent professeur burkinabè dans une interview qu’il a accordé à une chaîne de télévision.

Tout simplement comme brève réponse à la question de la bonne viabilité en Afrique de la démocratie, il faut poser que les Etats doivent revoir leur approche globale du système par l’impulsion de la culture démocratique à travers le respect des valeurs de celle-ci et en les inculquant comme valeurs également aux couches sociales par l’instruction et la vulgarisation du système éducatif.

Mahamane Oumarou Rachid




Vision sur la démocratie Africaine (Par Almoustapha Hassane Siddo)

9052012

Vision sur la démocratie Africaine (Par Almoustapha Hassane Siddo) rachid

       La démocratie présentée comme un mode de gouvernement dans lequel le peuple exerce la souveraineté doit se caractériser par le fait que le peuple soit le détenteur du pouvoir. Celui-ci l’exerce en déléguant un nombre restreint d’élus qui l’exercent à leur place. Ces personnes sont désignées à travers des élections libres et transparentes. Ainsi, le pouvoir exercé par les élus l’est au nom du peuple qui le lui a temporairement transféré et à qui ils doivent rendre compte. Si nous considérons les propos d’ Abraham Lincoln, qui disait que la démocratie est « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple », la démocratie s’opposerait à tout pouvoir qui n’ émanerait du peuple. Cependant depuis son avènement en Afrique, les peuples africains n’ont cesser d’être  emportée par l’érosion démocratique.  Et que désormais avec elle, nous parviendrions à substituer, dans nos sociétés, la morale à l’égoïsme, la probité à l’honneur, un peuple magnanime, puissant, heureux, à un peuple aimable, frivole et misérable ; c’est-à-dire toutes les vertus et tous les miracles de la République à tous les vices et à tous les ridicules de la monarchie africaine qui ne dit pas son nom. La démocratie fut ainsi un événement considérable dans la vie du peuple africain. Elle est irréductible et irréversible. Avec elle un autre espace politique s’ouvre pour laisser apparaître un monde nouveau. Néanmoins, depuis son avènement, elle revête d’autres formes en Afrique. Malgré la proclamation officielle d’être des chefs d’États démocratiquement élus, la démocratie en Afrique reste encore dans la pénombre. Il y a une difficulté plus profonde «qui porte sur les illusions égalitaires de la démocratie et de sa réalisation élitiste et oligarchique. En effet, c’est l’organisation qui donne naissance à la domination des élus sur les électeurs, des mandatés sur leurs mandataires, des délégués sur ceux qui les ont nommés. Qui dit organisation, dit oligarchie. » Donc il y a impossibilité d’une véritable démocratie, c’est-à-dire d’une souveraineté véritable de la population. Ceci s’explique par un recul général de la démocratie sur le continent: parlons des coups d’État en Mauritanie, à Madagascar, au Niger, les deux Guinée; il ya aussi les élections contestées comme le cas du Gabon ouvrant la voie à la succession d’Omar Bongo, décédé en juin 2009, par son fils Ali ; faisons cas des massacres commis par les forces armées guinéennes pour se maintenir au pouvoir en septembre 2009 ; nouveau report des élections en Côte d’Ivoire, attendues depuis 2005, et en Centrafrique, prévues au printemps 2010. Après un tel constat le bilan démocratique de l’Afrique n’est donc pas très positif, car à ces faits s’ajoute le maintien au pouvoir de chefs d’État au-delà de leurs mandats, soit par l’absence d’élections, soit par des scrutins truqués ou suffisamment bien verrouillés pour empêcher l’émergence d’une opposition. En un conclusion il est opportun de dire que la tendance à l’autoritarisme est encore légion en Afrique, beaucoup d’États ne respectant pas les règles du pluralisme politique, les Droits de l’homme ou les libertés fondamentales et les transitions démocratiques restant toujours fragiles. A cette condition, toute démocratie serait impossible et ne serait en aucun cas à notre  portée.

Almoustapha Hassane Siddo




La démocratie est un mythe en Afrique (Par Aingar Ngarnadjal)

6052012

La démocratie est un mythe en Afrique (Par Aingar Ngarnadjal) mugabe.vote_

la démocratie est définie comme étant le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple mais vu tout ce dont nous vivons ici en Afrique peut-on parler de la démocratie en Afrique?

Nous pouvons dire que non parce que la majorité des présidents africains sont arrivés au pouvoir par des moyens illégaux soit par la voie des armes soit par les élections truquées et ces moyens ne respectent pas les normes de la démocratie. L’Afrique n’est pas économiquement indépendante. Les Etats Africains attendent toujours l’occident c’est pourquoi c’est l’occident qui prend des décisions en lieu et place de ces chefs d’Etat. c’est également l’occident qui leur dicte ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire donc ces chefs d’Etats ne sont pas libres moins encore leurs peuples. Aussi les droits des citoyens sont bafoués. Le peuple a qui appartient le pouvoir est relégué au second rang  par ces chefs d’Etats qui n’écoutent pas la voix du peuple et truquent les élections pour mourir au pouvoir. C’est l’occident qui impose les chefs d’Etats africains. Ainsi ils choisissent ceux qui pourront faire leur affaire afin qu’ils puissent tirer profit.

Pour que la démocratie en Afrique soit une réalité il faut résoudre tous ces maux qui sont entre autre, l’indépendance économique de l’Afrique, mais aussi il faudrait des élections libres et transparentes et respecter le choix du peuple car le pouvoir appartient au peuple.

Par Aingar Ngarnadjal.




Analyse sur la démocratie en Afrique (Par Mahaman Dandibi Aboubacar)

3052012

Analyse sur la démocratie en Afrique (Par Mahaman Dandibi Aboubacar) aboubacar

De façon générale la démocratie peut être appréhendée comme étant un mode de gouvernement ou le peuple exerce la souveraineté. Pour Abraham Lincoln elle est » le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». Vue cela, la démocratie est contre tout pouvoir qui ne provient pas du peuple.

 Mais, le plus important est de savoir si cette dernière est réellement appliquée en Afrique?

 Nous constatons à ce niveau que plusieurs pays d’Afrique font ressortir une image négative de la démocratie et cela dit a travers plusieurs aspects:

D’une part, la liberté d’expression est en quelque sorte quasi inexistante du moment où le pouvoir en place exerce une certaine autorité vis a vis du peuple.

D’autre part, nous constatons qu’au sein de ces pays on parle des urnes mais le résultat à la fin du vote n’est pas l’expression de la volonté du peuple mais plutôt du régime en place; d’où cette citation du président François Bozizé « on n’organise pas les élections pour les perdre ». En guise d’exemple nous avons les élections présidentielles du Togo en 2003  remportées par le président Eyadema où il utilisa les forces publiques pour arrêter et intimider plusieurs opposants. Ainsi, vue ces exemples la démocratie n’est plus « le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple » mais plutôt » le pouvoir du plus fort par le plus fort et pour le plus fort ».

Malgré, cette façade caricaturée de la démocratie que certains pays africains font ressortir d’autres contrairement a ceux là montrent où du moins essaient de montrer une image plus positive de cette dernière; bien que la démocratie au vrai sens du mot ne peut pas être appliquée a la perfection.

Ces derniers dégagent cette image positive a travers la liberté d’expression, la présence active de la société civile, les élections libres et transparentes, etc. Pour appuyer cette affirmation nous avons par exemple le Ghana qui est un des modèles de démocratie en Afrique, le Bénin, sans oublier le Sénégal qui après quelques tensions connu néanmoins des élections libres et transparentes en cette année 2012.

  Mahaman Dandibi Aboubacar




Le bond de la démocratie en Afrique (Par David keke)

3052012

 Le bond de la démocratie en Afrique (Par David keke) keke

    Pour aborder ce thème aussi vaste que passionnant, on tentera d’évoquer dans une première  partie ce qu’on peut appeler la genèse de la démocratie en Afrique de 1990 à 2000 (I) et dans une deuxième partie montrer l’évolution de la démocratie grâce aux nouvelles technologies de l’information et de communications(TIC) (II).

I-                   La genèse de la démocratie en Afrique de 199O à 2000

    On peut dire que la démocratie a été décrétée sur le continent à partir des années 199O avec le discours de la BAULE de François MITTERAND, discours qui conditionnera désormais l’aide aux pays africains à la mise en œuvre de la démocratie. C’est à partir de ce moment que vont s’organiser partout sur le continent les conférences nationales (TOGO, BENIN, MALI, REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ex ZAÏRE, …). Formellement on assista à une ouverture politique avec l’avènement du multipartisme et la fin des partis uniques. Mais dans le fond les ex partis uniques vont se maintenir au pouvoir en tripatouillant les élections, aussi les libertés de presse et le respect des droits de l’homme étaient quasi inexistants. Conséquences ces périodes seront émaillées par les coups d’Etats et des mouvements populaires de la rues réclamant plus de libertés d’expressions et des contestations d’élections, des mouvements qui se soldaient par des violations massives des droits de l’homme. Cependant qu’à cela ne tienne nous pouvons faire fît de l’évolution de la liberté d’expression et de presse favorisées par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et aussi des alternances réussies dans certains pays sur le continent?

II-                Les TIC et l’évolution démocratique sur le continent

   On peut sans doute affirmer que l’absence d’informations et d’outils de communications ont permit dans le passé aux dirigeants de mentir aux peuples, car ces derniers avaient la maîtrise de l’information c’est-à-dire que le peuple n’avait pas accès à l’information réelle. L’arrivée effective  de l’internet sur le continent en 2OOO a bouleversé le paysage démocratique africain, car avec internet les barrières que constituaient les frontières sont brisées, internet a fait du monde un village planétaire, l’information file à une vitesse de croisière rendant ainsi difficile la maîtrise de l’information dans un cadre territorial. Aussi les réseaux sociaux tels que facebook et tweeter ont aussi joué un très grand rôle dans ce qu’on appeler « LE PRINTEMPS ARABE ». En effet en TUNISIE, en EGYPTE, en LYBIE ces réseaux sociaux ont permit de chasser des régimes autocratiques et de permettre à ces peuples d’aspirer à la démocratie.

Par ailleurs il faut quand même noter qu’à partir des années 2000, on a assisté à des alternances au pouvoir réussi comme ca été le cas au SÉNÉGAL entre ABDOULAYE WADE et ABDOUL DIOUF, au BENIN entre le général Kérékou et YAYI BONI, au MALI entre ALPHA OMAR KONARE et AMADOU TOUMANI TOURE, au NIGER après une transition militaire des élections libres ont portés au pouvoir MAHAMADOU ISSOUFOU, au GHANA, en GUINÉE CONAKRY après plusieurs années de régime dictatorial des élections libres et transparentes, ALPHA CONDE est porté au pouvoir et la dernière alternance en date est celle du SENEGAL entre ABDOULAYE WADE et MACKY SALL.

En outre on note une avancée dans le respect et la protection des droits de l’homme même beaucoup reste à faire.

En définitive l’Afrique est sur la bonne voie en matière de démocratie quant on sait que 5Oans dans l’histoire d’un ÉTAT est très peu pour tout parfaire même si cela ne peut être une excuse. Beaucoup reste à faire quant à la consolidation des institutions toute chose amenant le président américain BARACK OBAMA à dire que L’AFRIQUE n’a pas besoin d’hommes forts  mais d’institutions fortes.

keke David.




La democratie en Afrique (Par Allaissem Djimadoum Réné)

3052012

La democratie en Afrique (Par Allaissem Djimadoum Réné) rene2

          Le concept de démocratie est un concept très ancien dont la doctrine a défini comme le pouvoir du peuple pour le peuple par le peuple. il faut noter qu’avant l’apparition de la démocratie plusieurs régimes politiques se sont succédés en Europe. Ces régimes étaient dictatoriaux qui ont poussé les peuples oppressés à se révoltés. Ces révoltes ont pour objet des revendications relatives aux droits humains et à la liberté publique ce qui conduit des hommes politiques à adopter un régime politique correspondant à ces revendications. C’est ainsi que la démocratie va prendre le relai de ces régimes dits oppresseurs. Cependant vers les années 1960 les Etats africains accédèrent à l’indépendance. Comment a été conçue donc la démocratie en Afrique? Répond t- elle à nos réalités?

        La démocratie africaine est très embryonnaire en ce sens qu’il est difficile de parler de son existence dans nos Etats. Beaucoup de chefs d’Etats  ont accédé au pouvoir par des coups d’Etat et sont contraire aux principes fondamentaux de la démocratie. On peut citer le cas du Tchad ou le président Hussein Habré a été renversé en 1990 par l’actuel président. Pour ce qui est du respect des droits de l’homme cela est bafoué en Afrique même si un semblant d’effort est constaté. la liberté d’expression et de presse sont négligées en ce sens que nos chefs d’États utilisent les médias pour atteindre leurs fins politiques et le pouvoir est devenu histoire de famille qui se transmet de père en fils.

      Toutefois, même si la démocratie n’est pas l’affaire de certains chefs d’États africains d’autres font des efforts remarquables car ils se soucient de leur peuple. On peut citer le cas du Botswana, le Ghana ou encore l’île Maurice. Le Mali dont le démocratie construite en 20ans est entrain d’être enflammés.

 Allaissem Djimadoum Réné




28042012

 justice




La démocratie africaine a t-elle un visage? (Par Ibrahim Sanou)

28042012

Macky Sall VS Abdoulaye Wade

le 25 mars 2012, le président sortant sénégalais Abdoulaye Wade reconnait sa défaite au second tour de la présidentielle face à son ancien premier ministre Macky Sall à l’issue d’une campagne électorale marquée par des violences et pour cause, l’opposition, la société civile à travers le M24  sans oublier le collectif « Ya en marre », mais aussi d’ONG telle que la RADDHO jugent la candidature de maître Wade Anticonstitutionnelle. c’est donc un scenario à l’ivoirienne que les plus pessimistes envisageaient pour ce pays de l’Afrique subsaharienne lorsque, comme dire non à tous les stéréotypes qui sont collés aux transitions politiques africaines, maître Wade reconnu sans effusion de sang ni maintes appels de la communauté internationale sa défaite.

Une chose « banale » que de reconnaitre sa défaite après un processus électoral mais qui est devenue un luxe bien cher pour  encore pas mal d’États africains.

Alors  dans ces 10 dernières années, si la démocratie africaine a un nom, ne s’appellerait elle pas le SÉNÉGAL? et si elle a un nom…. ne serait-elle pas ces messieurs sur la photo?

Ibrahim Sanou







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